LOGEMENT
Se loger dignement, à un coût abordable et dans un cadre de vie de qualité doit être une réalité pour toutes et tous.
Face au dérèglement climatique et à l'augmentation des loyers comme des factures d'énergie, nous faisons le choix de repenser en profondeur la politique de l'habitat, dans une approche globale, solidaire et durable.
Nous engagerons une rénovation énergétique et urbaine ambitieuse dans nos quartiers, à commencer par celui de la Liberté.
L’heure n’est plus aux aménagements cosmétiques.
Il faut des transformations de fond, utiles et durables.
Notre boussole pour l’ensemble des quartiers est claire : isoler énergétiquement et phoniquement les logements, lutter contre les îlots de chaleur urbains en végétalisant davantage et créer de nouveaux espaces publics de qualité qui favorisent le lien social.
26) Viser la construction de 4000 logements sociaux et abordables pour répondre aux besoins et réguler le marché dans le parc privé.
Se fixer l’objectif ambitieux de 4 000 logements sociaux et abordables sur un mandat peut sembler, au premier regard, une montagne infranchissable. Pourtant, à La Roche-sur-Yon, cet objectif n’est pas une simple donnée chiffrée : c’est le seul levier capable de répondre à une urgence sociale et climatique réelle. C’est le nombre de foyers en attente d’un logement aujourd’hui. Voici pourquoi cet effort massif est non seulement nécessaire, mais indispensable pour l’équilibre de notre ville.
1. Réguler le marché par l’offre
La tension sur le logement à La Roche-sur-Yon crée une spirale inflationniste : quand l’offre manque, les loyers du parc privé s’envolent, excluant les familles modestes, les jeunes actifs et les étudiants.
En augmentant significativement l’offre de logements sociaux et abordables (mesures 26, 27, 28), la Ville agit directement sur le marché. Cette pression à la baisse sur les prix aide à réguler les loyers dans l’ensemble de la commune, empêchant la gentrification qui pousse les populations historiques hors de notre centre-ville.
2. Le logement comme moteur de la transition écologique
Construire 4 000 logements, ce n’est pas seulement ajouter des mètres carrés, c’est reconfigurer la performance énergétique du parc immobilier.
3. Garantir le droit à la ville pour tous
Une ville qui ne permet plus à ses étudiants, à ses jeunes travailleurs ou à ses aînés de se loger dignement est une ville qui se fragmente. Nous favoriserons la mixité sociale : le logement est le socle de la citoyenneté. En développant des habitats innovants — intergénérationnels, coopératifs ou collectifs (mesure 29) — nous créons des ponts entre les générations et les milieux sociaux. C’est le meilleur antidote au repli sur soi et à la solitude.
4. Pourquoi ce chiffre est un cap indispensable
Nous refusons d’accepter le statu quo d’une ville de plus en plus chère et de plus en plus difficile à vivre. Ce chiffre de 4 000 logements sert de boussole. Il mobilise tous les acteurs (aménageurs, bailleurs sociaux, État, entreprises du BTP) autour d’une volonté politique claire. Il impose une planification rigoureuse pour éviter le bétonnage sauvage et privilégier la qualité de vie (concertation, espaces verts, services de proximité).
En conclusion, viser ces 4 000 logements, c’est refuser l’idée que le logement soit une variable d’ajustement financier. C’est affirmer que le droit au logement est une condition sine qua non de la paix sociale et du dynamisme économique de La Roche-sur-Yon. Ce n’est pas seulement un défi de construction, c’est un projet de vie commune.
27) Augmenter l’offre de logements accessibles aux jeunes actifs.
28) Lancer de nouveaux programmes de résidences étudiantes en lien avec le CROUS.
29) Encourager les nouveaux modes d’habitat : intergénérationnels, collectifs, coopératifs.
👉 Voir aussi la mesure n°127 sur la concertation citoyenne : construire et densifier la ville, oui, mais pas n’importe où et pas n’importe comment.
30) Simplifier l’accès aux aides en regroupant le guichet unique de l’habitat, le point Info Énergie et les associations partenaires.
A la Roche-sur-Yon, 11,2% des ménages sont en situation de vulnérabilité énergétique. Concrètement, ce sont des factures d’énergie qui explosent, des logements mal isolés et humides, avoir froid en hiver et extrêmement chaud en été. Nous devons avoir une ambition forte et nous en donner les moyens : repérer l’ensemble des ménages confrontés à la précarité énergétique, conseiller pour faire baisser les factures d’énergie et faciliter l’accès aux aides à la rénovation.
Nous nous appuierons sur les dispositifs existants (programme SLIME notamment) pour accompagner les ménages concernés et sur les nombreux acteurs compétents (associations, entreprises) qu’il est essentiel de soutenir et de coordonner.
🌱 propositions intégrant des enjeux écologiques et environnementaux transversaux.
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